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Trop de patients ou pas assez de personnel ?

Formation et Coaching | 2025-08-22
Gescom Conseils
Depuis l’arrivée du Régime canadien de soins dentaires (RCSD), plusieurs d’entre vous nous contactent, inquiets de la capacité de leur clinique à répondre à l’afflux de nouveaux patients. Cette hausse soudaine de la demande soulève de nombreuses questions : comment maintenir la qualité des soins? Quel impact cela pourrait-il avoir sur la valeur de votre pratique?

Au cœur de ces préoccupations se trouve un enjeu de fond : le suivi à long terme de la santé bucco-dentaire, notamment en parodontie. Déjà avant l’arrivée du RCSD, de nombreuses cliniques, particulièrement en région, voyaient leurs horaires surchargés par les rappels et les suivis parodontaux. L’ajout de cette nouvelle clientèle rend la situation encore plus complexe.

Embaucher davantage d’hygiénistes semble être la solution évidente. Pourtant, ce n’est pas une option simple. Le manque de main-d’œuvre est bien réel. Même avec une équipe élargie, le nombre de dentistes disponibles pour assurer les traitements demeure limité.

Face à ces contraintes, il devient essentiel d’adapter nos façons de faire. Pendant que les ordres et associations professionnelles poursuivent leurs représentations auprès des gouvernements, certaines cliniques ont déjà commencé à revoir la gestion de leurs rappels.

Plutôt que de fixer automatiquement un rendez-vous tous les six mois, une approche plus personnalisée peut être mise en place. En attribuant à chaque patient une fréquence de suivi variant entre 3 et 24 mois, selon son état de santé et ses antécédents, il devient possible de mieux répartir la charge de travail sans compromettre la qualité des soins.

Par exemple, un patient à risque élevé pourrait être revu aux 3 mois, tandis qu’un patient stable, sans problème depuis plusieurs années, pourrait être suivi aux 18 ou 24 mois. Ce type de pratique est recommandé par plusieurs instances, dont le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) au Royaume-Uni.

Les suivis rigides à 6 mois pour tous ne répondent plus à la réalité actuelle. L’Ordre des dentistes du Québec reconnaît d’ailleurs que la fréquence des rappels devrait être déterminée par le jugement clinique du dentiste. En intégrant cette approche dans vos protocoles, vous pourrez accueillir plus de patients tout en maintenant un haut niveau de qualité, notamment en parodontie.

Cette solution ne réglera pas tous les enjeux liés à l’accès aux soins. Elle constitue toutefois une première étape concrète, applicable dès maintenant, pour mieux adapter votre pratique aux besoins actuels.
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