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Changements majeurs dans le domaine dentaire, quels sont les impacts pour les dentistes ?

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Le milieu de la dentisterie vit actuellement son plus grand bouleversement depuis l’avènement de l’anesthésie, mais cette fois-ci les changements s’opèrent au niveau organisationnel. Les modifications au modèle d’affaires traditionnel qui ont été initiées chez nos voisins américains, puis adoptées dans plusieurs provinces anglophones sont en développement rapide au Québec depuis les trois dernières années.

Le changement le plus important est la venue des structures d’incorporation des cabinets dentaires permettant la création des « DSO, dental support organisation », les organisations de services dentaires. En effet, ces organisations permettent à des non-dentistes de participer au partenariat. La porte est donc ouverte pour l’arrivée d’investisseurs et de regroupements de nombreuses cliniques.


La fin du modèle traditionnel, la naissance de nouveaux modèles de pratique

Décriées par certains et souhaitées par d’autres, ces transformations doivent être vues comme l’évolution inévitable de la profession à l’ère de la mondialisation. Il faut adopter des comportements pour en faire des occasions d’affaires et de développement professionnel.


Les effets positifs

Pour un dentiste, la gamme d’options de carrière s’élargit. Il est maintenant possible d’être un propriétaire unique ou associé, d’être un dentiste à contrat de partage d’honoraires, un dentiste partenaire d’une grande organisation ou encore de créer son propre réseau de cliniques.

La tendance chez les jeunes, soit de pratiquer à long terme sans devenir propriétaire, trouve écho dans un nombre plus grand de postes offerts pour des dentistes à contrat de partage d’honoraires.

L’effervescence créée par l’implantation des grands regroupements amène une augmentation de la valeur des cliniques dentaires et cela pour quelques années encore. Cette situation est un avantage marqué principalement pour les dentistes en fin de carrière, en améliorant leur départ à la retraite.


Les effets pervers anticipés

Le premier effet négatif est ressenti par les jeunes dentistes désirant acquérir une clinique. L’augmentation rapide et notable de la valeur des cliniques rend de plus en plus difficile, et parfois impossible, l’achat d’une clinique. Le financement par les banques, qui était facile autrefois, devient plus problématique compte tenu des montants considérables demandés par les vendeurs.

Les groupes les plus importants mettent beaucoup d’énergie à solliciter les propriétaires des cliniques les plus rentables, ce qui les rend plus difficiles à trouver pour un acheteur indépendant.

Toutes les cliniques n’ont pas le potentiel d’être achetées à un prix élevé, mais tous les acheteurs pensent posséder une clinique de grande valeur. La réalité du marché peut s’imposer brutalement lors de la vente et même discréditer une clinique qui a été surévaluée.


Tous ces changements engendrent de nouveaux défis pour la profession dentaire. Le dentiste restera toujours responsable de ses actes, mais dans de plus en plus de cas il aura laissé le contrôle de son environnement à un tiers. Ce partage des responsabilités reste à organiser et à baliser, beaucoup de travail en perspective pour les différents intervenants du domaine dentaire.

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